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Eau destinée à la consommation humaine (HU) : Différence entre versions

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''<u>Traduction anglaise</u> : Water intended for human consumption''
 
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<u>Dernière mise à jour</u> : 03/10/2022
 
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Version du 3 octobre 2022 à 10:24

Traduction anglaise : Water intended for human consumption

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Dernière mise à jour : 03/10/2022

Eau distribuée par un réseau public et destinée à la boisson, à la préparation des aliments et à d'autres usages dont la toilette corporelle, ou eau commercialisée en bouteille.

Sommaire

Normes de qualité

La qualité de l'eau destinée à la consommation humaine doit être conforme à des normes très strictes, élaborées à un niveau national ou supranational ; ces normes fixent en particulier des valeurs limites et références de qualité qui ne doivent pas être dépassées pour un grand nombre de paramètres microbiologiques, physiques, radiologiques et chimiques.

Il existe deux référentiels principaux concernant ces normes :

Les anciennes normes européennes pouvaient être équivalentes, plus strictes ou moins strictes que celles de l'OMS. Les nouvelles normes (telles qu'elles s'appliqueront à partir du 12 janvier 2023) sont généralement équivalentes ou plus strictes que celles de l'OMS.

Les principales évolutions de la nouvelle directive européenne par rapport à la précédente portent (solidarites-sante.gouv.fr) :

  • sur une modification des normes de qualité : de nouveaux paramètres ont été introduits (chlorates, chlorites, acides haloacétiques, bisphénol A, uranium chimique, microcystines). Certaines normes de qualité ont été relevées (antimoine, bore, sélénium), d'autres abaissées (plomb, chrome) ou précisées (métabolites de pesticides) ;
  • sur la mise en place d’une approche basée sur les risques avec l'obligation de mettre en place des plans de gestion de la sécurité sanitaire des eaux (PGSSE) ;
  • sur le renforcement des exigences en matière de matériaux au contact de l’eau ;
  • sur l’amélioration de l’accès à l’eau pour tous ;
  • sur une information plus transparente sur la qualité de l’eau.

Il est important de noter que les EDCH distribuées en réseau doivent être conformes aux normes jusqu’au robinet normalement utilisé pour la consommation d’eau par les usagers, c’est-à-dire après passage dans les réseaux intérieurs des maisons et immeubles.

État de l'alimentation en eau dans le monde

D'après l'OMS (https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/drinking-water), en 2020 :

  • "74 % de la population mondiale (soit 5,8 milliards de personnes) utilisaient un service d’alimentation en eau potable géré en toute sécurité – c’est-à-dire, situé sur le lieu d’usage, disponible à tout moment et exempt de toute contamination."
  • "Au moins 2 milliards de personnes dans le monde utilisent une source d’eau potable contaminée par des matières fécales. La présence de microbes dans l’eau potable contaminée par des matières fécales représente le plus grand risque en termes de sécurité et de transmission de maladies telles que la diarrhée, le choléra, la dysenterie, la fièvre typhoïde et la poliomyélite."
  • "La contamination microbiologique de l’eau potable peut être à l’origine de la transmission de maladies telles que la diarrhée, le choléra, la dysenterie, la fièvre typhoïde et la poliomyélite, et on estime qu’elle entraîne chaque année 485 000 décès consécutifs à des maladies diarrhéiques. La présence d’arsenic, de fluorure ou de nitrate dans l’eau potable est le risque chimique le plus important."
  • "La disponibilité d’eau salubre en quantité suffisante facilite l’hygiène, essentielle pour prévenir non seulement les maladies diarrhéiques mais aussi les infections respiratoires aiguës et de nombreuses maladies tropicales négligées."
  • "Plus de 2 milliards de personnes vivent dans des pays en situation de stress hydrique, phénomène que les changements climatiques et la croissance démographique devraient exacerber dans certaines régions."
  • "En 2019, dans les pays les moins avancés, 50 % seulement des établissements de santé disposaient de services d’alimentation en eau de base, 37 % de services d’assainissement de base et 30 % d’un service de gestion des déchets de base."

Cadre réglementaire français

En France, sur le plan réglementaire, il n’existe que deux types d’eau destinées à la consommation :

  • les eaux destinées à la consommation humaine (EDCH) proprement dites qui comprennent les eaux distribuées au robinet par les réseaux publics ainsi que certaines eaux en bouteilles qualifiées notamment d’eaux de source ou d'eaux de table (eaux rendues potables par traitement). Ces eaux sont régies par les mêmes normes européennes. Il n’existe donc aucune différence de qualité sanitaire entre les eaux distribuées par les réseaux publics et les eaux destinées à la consommation humaine vendues en bouteille (à l’exception des eaux minérales qui ne dépendent pas de cette règlementation voir point suivant) ; (figure 1)..
  • les eaux minérales naturelles (EMN), qui ne représentent que certaines eaux en bouteille, et qui constituent un cas particulier car leurs qualités thérapeutiques ont été reconnues en France par l’Académie nationale de médecine (voir nota). Elles doivent respecter la majorité des critères de qualité comme les EDCH, mais des particularités leurs sont autorisées concernant en particulier des teneurs plus élevés en sels minéraux. Au niveau international un toxique minéral pour les EDCH ne peut cependant pas être qualifié d’oligoélément pour une eau minérale.

Nota : Au niveau européen chaque pays a ses propres critères pour définir une eau minérale et chaque pays informe les autres états membre de la liste des eaux minérales qu’il a reconnue.


Figure 1 : Les eaux destinées à la consommation humaine sont régies par le même cadre réglementaire, qu'elles soient distribuées en bouteille ou par un réseau public ; l'eau du robinet répond donc exactement aux mêmes normes de qualité que les eaux en bouteille ; source : projet eaumelimelo.

Pour en savoir plus sur le cadre réglementaire français :

Eau du robinet ou eau en bouteille

En France et dans la plupart des pays développés, le choix de consommer des eaux en bouteille (mis à part éventuellement des EMN) n'est donc absolument pas justifié par des considérations sanitaires. Il peut éventuellement être justifié par des considérations gustatives ou plus généralement organoleptiques, même si la plupart des reproches faits à l'eau du robinet (en particulier le goût ou l'odeur de chlore) peuvent être facilement éliminés en laissant l'eau décanter pendant quelques dizaines de minutes en carafe.

Ce choix a cependant un coût très important car un litre d’eau en bouteille coûte entre 40 et 100 fois plus cher qu’un litre d’eau du robinet ! Il a aussi un impact environnemental, d’une part, parce que la production et le transport des bouteilles consomment des matières premières et de l’énergie et émettent des gaz à effet de serre, d’autre part, parce qu’il faut gérer les déchets des bouteilles en plastique (figure 2).

De façon plus pratique, comme on ne boit que 2 litres d’eau par jour et que l’on consomme 150 litres d’eau du robinet, boire de l'eau en bouteille revient à doubler sa facture d’eau.


Figure 2 : Les bouteilles d'eau constituent une source importante de la pollution par les plastiques ; source : projet eaumelimelo.

Pour en savoir plus :

Outils personnels