S'abonner à un flux RSS
 

Protections pour réduire les aléas d’inondation : les aménagements de dérivation partielle des débits en crue (HU) : Différence entre versions

De Wikibardig
Ligne 3 : Ligne 3 :
 
[[File:en_chantier.PNG|50px]]''  Article en chantier''
 
[[File:en_chantier.PNG|50px]]''  Article en chantier''
  
<u>Dernière mise à jour</u> : 21/08/2026
+
<u>Dernière mise à jour</u> : 26/08/2026
  
 
Un aménagement hydraulique de dérivation partielle des débits maximaux d’un cours d’eau en crue forte consiste :
 
Un aménagement hydraulique de dérivation partielle des débits maximaux d’un cours d’eau en crue forte consiste :

Version du 26 août 2026 à 11:09

Traduction anglaise : Protections to reduce flood hazards : partial flood diversion measures

En chantier.PNG Article en chantier

Dernière mise à jour : 26/08/2026

Un aménagement hydraulique de dérivation partielle des débits maximaux d’un cours d’eau en crue forte consiste :

  • à prélever, en amont d’une zone où les risques d’inondation sont importants ou via un déversoir de sécurité d’un système d’endiguement, une partie suffisante de ces débits pour y réduire sensiblement les aléas,
  • à les écouler et parfois en stocker transitoirement une partie,
  • puis les déverser
    • dans ce même cours d’eau, dans un tronçon aval au niveau duquel les risques d’inondation sont moindres (du fait d’une vulnérabilité faible et compensable des zones riveraines ou d’un plus grande capacité d’écoulement dans son lit mineur ou moyen),
    • ou dans un autre cours d’eau voire un plan d’eau.

Nota : Nous de développons dans cet article que les cas où l’écoulement (notamment en aval des déversoirs de sécurité de systèmes d’endiguement) est dominant par rapport à des stockages qui amortiraient ses effets dans le val où il se produit. Le cas où cette dérivation comporte un stockage intermédiaire prédominant de ces eaux prélevées en pointe de crue et une restitution en fin de crue, ou après, via des canaux d’alimentation et de restitution est traité dans l’article "Protections pour réduire les aléas d’inondation : les casiers d’inondation (HU)".

Introduction

Contenu de l'article

Cet article, après avoir rappelé les thèmes abordés dans l’article "Protections pour réduire les aléas d’inondation : vue globale (HU)" et le titre des autres articles longs sur les divers types de ces protections, apporte des éléments spécifiques concernant les dispositifs de dérivation d’une partie des débits maximaux des fortes crues vers :

  • d’autres cours d’eau ou des plans d’eau exutoires, en donnant des exemples d’aménagements mis en service :
    • au 3ème siècle avant J.-C., trois dérivations réalisées en Chine ;
    • en 1982, le renforcement d’une dérivation partielle des débits de forte crue du Haut-Rhône au niveau de la retenue hydroélectrique de Belley (01) vers la plaine de Chautagne et le Lac du Bourget ;
    • en 2008, sur le Lez en amont de Lattes (34), avec un déversoir latéral partiteur alimentant un chenal d’écoulement vers l’étang côtier de Méjean via le lit majeur terrassé de la Lironde, petit cours d’eau qui s’y jette ;
    • d’autres cas signalés ;
  • des chenaux de décharge en lit moyen ou majeur du cours d’eau ponctionné en crue, ou en direction d’un autre exutoire, fonctionnant lorsque le niveau d’eau dans le bras principal ou le lit mineur atteint des valeurs devenant dangereuses pour les systèmes d’endiguement qui le bordent ou les zones riveraines qui en sont dépourvues, en donnant les exemples :
    • du déversoir et du chenal de la Bouillie à Blois, aménagé du XVIIème siècle puis repris aux XIXème et XXIème siècles ;
    • des dérivations partielles en crue aménagées dans le delta commun du Rhin de la Meuse et de l’Escaut aux Pays-Bas, dans le cadre du programme néerlandais "Ruimte voor de River" ("faire de la place au cours d’eau"), notamment : à Nimègue (Nijmegen, en néerlandais), depuis le Waal, branche principale du Delta du Rhin, vers un nouveau bras secondaire, le Canal Reevediep, et à Kampen, depuis l’Ijssel, branche la plus septentrionale du Delta, vers les Lacs Drontenmeer puis Ijsselmeer, via le nouveau canal de décharge Reevediep ;
  • des chenaux d’écoulement ou autres ouvrages, aménagés dans le lit majeur des cours d’eau pour écouler (et éventuellement stocker transitoirement) les eaux de surverses des déversoirs de sécurité des systèmes d’endiguement sans trop de dommages, en évoquant la nécessité de consolider les savoir-faire pour de tels aménagements, et en citant les cas des Vals de Tours et d’Orléans en bord de Loire.

Rappel des principaux thèmes abordés dans les articles longs portant sur les protections pour réduire les aléas d’inondation

L’article "Protections pour réduire les aléas d’inondation : vue globale", présente :

  • l’évolution très progressive de la demande sociale au cours de ces dernières décennies en matière de réduction du risque d’inondation : moins exclusivement centrée sur des ouvrages nouveaux d’atténuation des aléas et plus orientée vers une diversification des mesures de réduction des aléas d’inondation et, pour la protection, une priorité donnée aux renforcements et améliorations des ouvrages existants ;
  • un certain nombre de définitions de base pour les ouvrages et aménagements hydrauliques de protection et leur contexte ;
  • les évolutions législatives ou organisationnelles récentes visant à renforcer, sécuriser, accélérer et compléter les protections existantes ;
  • les contextes réglementaire et organisationnel des ouvrages hydrauliques pour l’ensemble des ouvrages hydrauliques (barrages et systèmes d’endiguement ou autres aménagements utilisant des digues), ainsi que leur sécurité, et la méthodologie de leur mise en œuvre.
  • la présentation rapide du contenu des différents articles de la catégorie "Protections pour réduire les aléas d’inondation".

Les aspects plus spécifiques concernant chacun des types d’aménagements autres que les dérivations partielles de débit sont traités dans les articles suivants :

Outils personnels