S'abonner à un flux RSS
 

Evapotranspiration (HU)

De Wikibardig

Traduction anglaise : Evapotranspiration

Dernière mise à jour : 28/01/2022

Quantité totale d'eau transférée vers l'atmosphère, par l'évaporation au niveau du sol et par la transpiration des plantes.

Sommaire

Transpiration des plantes, évaporation et évapotranspiration

La transpiration se définit par les transferts d'eau dans la plante et les pertes de vapeur d'eau au niveau des stomates de ses feuilles (voir figure 1).


Figure 1 : Échanges gazeux au niveau d'une feuille : Du gaz carbonique (CO2) est absorbé. De l'oxygène (O2) et de l'eau (H20) sont rejetés ; Source : article Wikipédia.

L'eau est récupérée dans le sol par le système racinaire, puis évacuée à la surface des feuilles par transpiration à travers les stomates et enfin évaporée vers l'atmosphère. C'est cette succession de mécanismes qui constitue l'évapotranspiration.

La distinction entre évaporation et évapotranspiration n'est cependant pas simple à faire et par mesure de simplicité on considère parfois que l'évapotranspiration correspond à la quantité totale d'eau transférée vers l'atmosphère, du fait de l'évaporation simple au niveau du sol et des feuilles (eau interceptée en période de pluie) et de l'évaporation de l'eau transpirée par les plantes (voir figure 2).


Figure 2 : Évaporation et évapotranspiration ; Source : article Wikipédia.

Évapotranspiration potentielle et évapotranspiration réelle

Le taux d'évapotranspiration dépend de la quantité d'eau effectivement disponible dans le sol pour la végétation. En effet les végétaux sont capables de réguler leur consommation en eau en fonction des ressources disponibles. Lorsque ces ressources diminuent, ils diminuent leur consommation en fermant leur stomates. Il est donc important de distinguer l'évapotranspiration potentielle (ETP) qui correspond à la consommation en eau lorsque la ressource est illimitée et l'évapotranspiration réelle (ETR) qui correspond à l'eau effectivement prélevée du fait du caractère limité de la ressource.

Utilisation de l'évapotranspiration en hydrologie

Les données d'évapotranspiration sont de plus en plus utilisées en hydrologie générale pour la simulation en continu du fonctionnement des bassins versants et en hydrologie urbaine dans le cadre de la simulation continue des ouvrages. Leur prise en compte permet de représenter des mécanismes complexes comme la récupération progressive de la capacité d'infiltration des sols ou l'assèchement des ouvrages de stockage ou de stockage-infiltration utilisés pour une gestion plus durable des eaux pluviales.

Les données d'évapotranspiration potentielle sont disponibles localement sur le site de Météo-France sur des pas de temps journaliers ou horaires. Il est également possible d'utiliser des modèles simplifiés permettant de calculer les valeurs d'ETP journalières en fonction de la latitude.

Modélisation de l'évapotranspiration en hydrologie

Les modèles d'évapotranspiration les plus connus, comme celui de Penman et Monteith (voir https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89vapotranspiration) ont surtout été développés pour des applications en agronomie (évaluation de la disponibilité en eau des sols pour les plantes). Ils ne sont pas nécessairement bien adaptés en hydrologie où l'on s'intéresse plutôt à l'inverse, c'est à dire à la capacité des sols à absorber l'eau de pluie. L'INRAE a ainsi évalué un grand nombre de formulations d’évapotranspiration potentielle (ETP) pour des applications de modélisation pluie-débit et a finalement proposé une nouvelle formule d’ETP permettant d’obtenir "de meilleurs résultats que l’ensemble des formulations testées, en termes de restitution des débits.". Voir https://webgr.inrae.fr/modeles/modele-devapotranspiration/.

Pour en savoir plus : Article de wikipédia

Outils personnels