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Impacts de la tempête Xynthia en Vendée

De Wikibardig

La tempête Xynthia qui a touché la France dans la nuit du 27 au 28 février 2010 a eu des conséquences dramatiques sur les vies humaines et les biens dans les départements de la Charente-Maritime et de la Vendée, particulièrement sur la commune de La Faute sur Mer en provoquant le décès de 29 personnes.


Sommaire

L’aléa : analyse du phénomène et des effets

Image satellite marais Poitevin.jpg
carte de vitesse du vent

La tempête Xynthia a traversé la France entre 0 h 00 et 17 h 00 le dimanche 28 février 2010 .
Si la tempête Xynthia a engendré des vents plus faibles que ceux enregistrés lors des événements de 1999 et 2009 (160 km/h contre 200 km/h sur le littoral), son impact sur le littoral a été particulièrement violent, du fait de l'importance de l'élévation du niveau de la mer et de la violence des vagues.
Les phénomènes dépressionnaires engendrent systématiquement une surélévation du niveau de la mer. Dans le cas de Xynthia, ces effets ont été amplifiés par le fait que la tempête a atteint les côtes au plus haut d'une grande marée de vive eau .

submersion aiguillon la faute sur mer

Compte tenu du niveau atteint par la mer, certaines zones submergées ont pu être noyées sous plus de 2 m d'eau. La vitesse de montée des eaux a été particulièrement rapide dans le secteur de la Faute-sur-Mer.

Enfin, il convient de souligner que les mécanismes de submersion ont été dans de nombreux cas liés au dépassement de la cote des digues ou des structures de protection contre la submersion par le niveau de la mer. Les phénomènes de brèche ou de rupture des protections, si elles n'en sont pas systématiquement à l'origine, ont en revanche aggravé le phénomène d'inondation en augmentant la vitesse de l'écoulement en arrière des protections.

A la Faute-sur-Mer, les entrées d'eau marines se sont faites en plusieurs points.

releve laisses de submersion
  • La rupture du cordon dunaire à la Belle Henriette à l'ouest a provoqué l'inondation des quartiers nord. Lors de Xynthia, les brèches ont été amorcées par les « encoches » ménagées dans le cordon dunaire pour faciliter l'accès aux plages.
  • Le long de l'estuaire du Lay, l'effet des vagues a été peu important mais l'eau a submergé les parties basses des digues jusqu'au barrage du Braud. Le niveau d'eau atteint par la mer a entraîné une surverse au droit de ces zones. La longueur de la partie submergée a permis des débits très importants ainsi que des vitesses d’écoulement élevées au pied de la digue en raison de la configuration en cuvette du site situé derrière .


Les simulations numériques par modélisation, effectuées a posteriori par le CETMEF, sur la zone de La-Faute-sur-Mer en Vendée confirment que l'événement de débordement, en surverse de la digue Est, a duré environ 2 h, avec une vitesse de montée des eaux, en moyenne de l'ordre d'1 m/h, pouvant atteindre des pointes de l'ordre de 3 à 6 m/h.
De même le relevé des laisses de mer effectué par la DDTM 85 et le CETE de l’Ouest a confirmé l’ampleur des zones inondées et les hauteurs atteintes.
Enfin, l'utilisation des drones du LCPC a pu être expérimentée pour l'examen de l'état des systèmes et ouvrages de protection.

Prévisions, Vigilance, Alerte, Gestion de crise et Organisation des secours

Compte tenu des outils existants et de l’organisation mise en place, l’analyse critique de l’événement permet d’identifier que :

pour la prévision :

  • Les prévisions de Météo-France pour le vent
  • La prévision des phénomènes de vent a été précise et fiable.
  • Le modèle de prévisions de Météo-France pour la surcote
  • Le modèle de prévision de Météo-France pour la surcote du Verdon-sur-Mer (33) grâce au modèle Gironde a donné des anticipations précises.
  • Le modèle de prévision des services de prévision des crues
  • Le modèle de prévision des niveaux d'eau de la Gironde opéré par le service de prévision des crues Littoral Atlantique a donné 24 h avant une bonne vision du niveau atteint.
  • La modélisation était cependant en retard de 30 min sur le premier pic et de 20 min sur le second. L'alerte a permis localement de bien gérer les surcotes.
  • Le modèle de prévision de Météo-France pour les vagues

La prévision a été globalement satisfaisante en notant toutefois les biais liés aux écarts entre le large (où s’est faite la prévision) et la zone côtière (où a été constaté le phénomène).

pour le fonctionnement du système de vigilance existant

le système de vigilance et d’alerte a fonctionné de façon globalement satisfaisante en ce qui concerne les vents forts et les crues.

Par contre, le risque d’inondation par submersion marine n’a pas été correctement évalué dans la préparation à la crise. (Il n'existe pas encore de vigilance opérationnelle pour le risque de submersion marine).

pour l’alerte

le préfet de la Vendée activait le centre opérationnel départemental et transmettait aux maires du département le samedi 27 février à 16 h 30 l’alerte de niveau rouge « vents violents ». Il caractérisait le risque, outre les vents forts, par des « fortes marées, phénomènes de surcote de l’ordre d’un mètre » et de « forts cumuls de pluies » et spécifiait que « des inondations importantes peuvent être à craindre aux abords des estuaires en période de marée haute. »

Dans la journée, les maires des communes littorales étaient rendus destinataires par télécopie de deux messages actualisés indiquant que sur la partie de la côte comprise entre l’estuaire de la Loire et l’anse de l’Aiguillon, il était prévu «une élévation temporaire du niveau de la mer, pouvant submerger certaines parties du littoral», avec des surcotes pouvant atteindre 80 cm à 1 m. Simultanément, un communiqué de presse était adressé aux médias (radio et télévision).
Il spécifiait les mêmes phénomènes, y compris les surcotes et inondations importantes aux abords des estuaires en période de marée haute.
Un appel spécifique était adressé vers 22 h 00 aux maires de l’Aiguillon et de Noirmoutier par la DDTM pour les inviter à surveiller les digues.

Pour la gestion de crise

La mobilisation a été déclenchée dès réception de l'alerte rouge de Météo-France : activation du centre opérationnel de gestion interministérielle des crises (COGIC), audioconférence entre services de l'Etat et grands opérateurs, mise en alerte des préfectures et des services départementaux d'incendie et de secours (SDIS), prépositionnement des équipes de la sécurité civile dès le 27 février.
Les SDIS ont mobilisé tous leurs moyens dès la phase d'alerte et bénéficié d'importants renforts extra-départementaux et nationaux.
En Vendée, une cellule de crise a été réunie le 27 février à 22 heures, tandis qu'une cellule opérationnelle était installée dès minuit.
Le conseil général de Vendée a ainsi pu mobiliser les entreprises avec lesquelles il avait un marché pour intervenir sur les digues endommagées dès le dimanche matin et les équipes d'astreinte de la direction des infrastructures ont été renforcées. De même les experts du CETE de l’ouest ont été mobilisés auprès de la DDTM 85 pour évaluer les dégâts et accompagner les travaux d’urgence et prévenir un nouveau risque lié aux prochaines marées importantes.

pour l’organisation des secours

Dans les départements touchés par la tempête Xynthia, le dispositif terrestre de secours s'est ainsi révélé très efficace. En effet, 37 000 interventions de secours ont permis de sauver 1 500 personnes, secourues et évacuées par les sapeurs-pompiers et membres de la sécurité civile présents sur le terrain.
Les services du SAMU et des Urgences ont dispensé les soins médicaux et géré l'évacuation des victimes dans le cadre du plan rouge vers les hôpitaux.
En Vendée, 500 sapeurs pompiers ont été appuyés par d'importants renforts (220 sapeurs pompiers, 112 personnes de la sécurité civile, une mission d'appui). Le nombre de véhicules mobilisés s'est élevé à 80 .

intervention plongeurs
intervention pompiers


5 hélicoptères seront envoyés en renfort sur zone (4 de la sécurité civile, 1 de la Marine Nationale).
Simultanément, des reconnaissances ont été effectuées au moyen d’embarcations armées de sauveteurs aquatiques sur l’Aiguillon, la Faute, ainsi qu’à la pointe de l’Aiguillon.
Les secours ont fait face à de nombreux sauvetages (765).

Description des dommages

Bilan humain

29 personnes ont péri en Vendée dans le secteur de La Faute-sur-Mer.

Dommages matériels sur les bâtiments et infrastructures

degradation de chaussee l aiguillon
Outre les dégâts recensés sur les structures de protection (érosion des cordons dunaires, brèches ou endommagement des digues) et les submersions des bâtiments qui entraînent une dégradation des biens mobiliers, des réseaux, des matériaux d'isolation et des parois légères, on a pu relever d'autres types de dommages sur les habitations : affouillement au droit des fondations d'habitations , mise en flottaison des habitations légères, caravanes et mobil-homes pouvant entraîner leur destruction.
Plusieurs routes ont été coupées suite à la tempête à La Faute-sur-Mer, à la Pointe de l'Aiguillon.
Les installations portuaires ont localement été dévastées.
Le réseau ERDF a été touché, privant d'alimentation électrique jusqu'à 1,2 millions de foyers.
L'effondrement du réseau d'électricité a provoqué l'indisponibilité des réseaux de télécommunication mobile (entre 700 000 et 1 000 000 de clients touchés), le réseau fixe ayant aussi été gravement touché (100 000 lignes coupées).

Activités économiques

Le secrétaire général de la FDSEA de Vendée a précisé à la mission du Sénat qu'un millier d'exploitations représentant environ 35 000 hectares de terres agricoles ont été frappées par la tempête (22 000 hectares en Charente-Maritime, 11 200 hectares en Vendée dont 9 800 hectares en marais poitevin et 1 400 en marais breton), soit environ 300 exploitations en Charente-Maritime et 150 exploitations en Vendée, concernées en totalité. L'élevage ovin et caprin a été touché (80% du cheptel ovin a été perdu dans les zones touchées en Vendée).

La situation des pêcheurs s’avère également difficile. En Vendée, sur 47 navires de pêche de l’Aiguillon, 4 ont été coulés ou endommagés. Deux bateaux en Sèvre Niortaise ont également été coulés ou endommagés.


Analyse de l'événement dans le temps

estimation des periodes de retour du niveau marin
Éléments de caractérisation de la période de retour de l'événement: même si la méthode d’évaluation présente quelques limitations (durée d'observation, les effets locaux côtiers et la distance des points de mesure, la concomitance des surcotes atmosphériques avec les surcotes liées à la houle….) la période de retour des niveaux d'eau marins générés par l'événement Xynthia entre les Sables d'Olonne et La Rochelle est supérieure à cent ans.



Analyse de l'événement dans le cadre de la politique de prévention des risques naturels

La connaissance des aléas et des enjeux

Le risque de submersion marine a été étudié sur la majorité du littoral touché par la tempête Xynthia mais l'ensemble des zones pouvant être touchées par une submersion marine n'était pas identifié de façon systématique.
Si les événements historiques ayant engendré des submersions étaient recensés, leurs conséquences précises en termes de submersion sur le littoral n'avaient pas été systématiquement retrouvées.
Les aléas fixés dans les AZI et les PPR existants doivent prendre en compte les événements historiques majeurs lorsque des éléments connus sont disponibles. Avant Xynthia, les aléas retenus, basés sur des événements théoriques de période de retour 100 ans, étaient en général plus bas que les niveaux d'eau enregistrés lors de la tempête Xynthia (sur le littoral vendéen, le niveau de référence était fixé à 4 m NGF à comparer au niveau de 4,53 m enregistré par le marégraphe de la Pallice).
Ainsi, en vue d'améliorer la connaissance des phénomènes tempétueux, il conviendrait de mobiliser la recherche sur les estimations des périodes de retour des niveaux extrêmes afin que les calculs statistiques n'induisent pas des sous-estimations trop importantes des niveaux extrêmes.
Enfin, les possibilités de ruptures d'ouvrages de protection avaient été sous estimées.

La surveillance, la prévision, la vigilance et l’alerte

carte de vigilance meteorologique
Le système de vigilance et d’alerte a fonctionné de façon globalement satisfaisante en ce qui concerne les vents forts et les crues. Par contre, le risque d’inondation par submersion marine n’a pas été correctement évalué dans la préparation à la crise. Il n'existe pas encore de vigilance opérationnelle pour le risque de submersion marine.
Les conseils de comportement des bulletins de suivi étaient adaptés pour le risque «vent fort » et se sont avérés inadaptés par la concomitance des événements de fort vent et de submersion (certains habitants se sont retrouver piégés à l'intérieur de leur domicile).

La maîtrise de l'urbanisation et l'adaptation du bâti par la Réglementation

Les outils réglementaires existants:

  • le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT)
  • le Plan Local d'Urbanisme (PLU)
  • le Plan de Prévention des Risques Naturels (PPRN)

L'article R. 111-2 du code de l'urbanisme indique que « le projet faisant l'objet d'un permis de construire, d'un permis d'aménager ou d'une déclaration préalable peut être refusé ou n’être accepté que sous réserve de l’observation des prescriptions spéciales s’il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d’autres installations ». Le risque inondation est en particulier visé par cet article.

Dans le département de la Vendée, le seul PPRN sur les communes touchées concerne l’estuaire du Lay et les communes de la Faute-sur-Mer et de l’Aiguillon-sur-Mer. Il est approuvé par anticipation depuis 2007.

En Vendée, le rapport interministériel mentionne que « sur 30 communes littorales (dont 5 îliennes), seules 10 disposent d'un PLU approuvé, les autres n’ayant comme
documents opposables que des POS, dont 7 ont plus de 15 ans. Le cas des communes de la Faute-sur-Mer et l'Aiguillon-sur-Mer a été plus spécifiquement étudié par la mission.
Les documents opposables sont des POS anciens (1984 pour la Faute, 1991 et 1993 pour l'Aiguillon) ; ces documents ne prennent pas en compte la problématique des risques. »
L'application anticipée du PPR sur l'estuaire du Lay depuis 2007 a permis via la convention de mise à disposition de la DDE pour l’instruction des autorisations d'urbanisme de donner systématiquement un avis défavorable sur toute demande de certificat d'urbanisme, de permis de construire et de permis d'aménager en zone rouge, et un avis assorti de prescriptions en zone bleue.

La réduction de la vulnérabilité

La réalisation de dispositifs de protection

La connaissance des ouvrages (état, propriétaire, gestionnaire, classement au titre de la sécurité en fonction de leur hauteur et de l’importance des populations protégées) reste incomplète . Si la quasi-totalité des digues maritimes et la majorité des ouvrages de défense contre la mer ont été inventoriées, l'identification des propriétaires et gestionnaires reste partielle.

Une connaissance précise des ouvrages, de leur état et de leur efficacité (notamment via l’intégration dans un système global de protection par zone homogène) reste la base de la politique de prévention des inondations des zones protégées. Associée à l’identification d’une maîtrise d’ouvrage adaptée (techniquement et financièrement) elle permettra de définir un programme de gestion et d’entretien qui garantira la protection.

La préparation aux situations critiques

Les outils réglementaires existants

  • Le Plan d'Organisation de la Réponse de Sécurité Civile (ORSEC)
  • Le Plan Communal de Sauvegarde (PCS)

En Vendée, parmi les 67 communes qui devaient être couvertes par un PCS, 49 en étaient dépourvues
Les différents rapports soulignent globalement l'efficacité des secours en saluant leur remarquable mobilisation Par contre, il ressort le manque de documents d'information des citoyens (DICRIM) sur les consignes à tenir et de plans communaux de sauvegarde (PCS) pour aider à la préparation.


Conclusion

Compte tenu de l’analyse précité et des premiers éléments du retour d’expérience on peut d’ores et déjà mette en exergue que pour :

La connaissance des aléas et des enjeux

La définition de l'aléa pour l'évaluation des risques de submersion marine doit intégrer les études historiques, comme indiqué dans le guide méthodologique PPRL. La création d'une base de données historiques centralisée sur les catastrophes naturelles passées et leurs effets permettra une meilleure prise en compte des événements historiques pour l'évaluation de l'aléa de référence.

La définition des conséquences de l'aléa de référence doit prendre en compte les phénomènes de brèche dans les ouvrages de protection, sans les sous-estimer.

Les travaux conduits dans le cadre du retour d’expérience sur l’évènement à l’échelle locale devrait alimenter la démarche et enrichir les recommandations nationales

Ces nouvelles définitions de l'aléa de référence, pour qu'elles soient utiles doivent conduire à la mise à jour des AZI, à la révision des PPR existants sur ces nouvelles bases, à la détermination des territoires à risque de submersion important dans lesquels la sécurité des personnes n'est pas assurée aujourd'hui et à l'élaboration de PPR prioritairement sur ces zones et progressivement sur l'ensemble des zones soumises à un risque de submersion.

La surveillance, la prévision, la vigilance et l’alerte

Les outils de prévision permettant d'anticiper les phénomènes océaniques au large existent (modèle Météo-France) et donnent de bonnes anticipations. Il reste à mettre en place un système de vigilance et d'alerte « états de mer et niveau d'eau », avec une information immédiatement compréhensible par un pictogramme simple, des conseils de comportements adaptés au risque de submersion et un message d'alerte permettant d'évaluer le niveau de risque (par une anticipation du niveau d'eau à la côte par exemple.

Il manque également un système de prévision permettant d'anticiper finement les phénomènes marins à la côte : vagues, surcote... Cette prévision fine est indispensable pour la réalisation d'anticipations détaillées des étendues qui sont susceptibles d'être submergées sur le littoral et la gravité de la submersion, en hauteur d'eau par exemple

L’éducation et l’information préventive des citoyens

L'ensemble des rapports propose d'améliorer l'information préventive :

  • réalisation et communication des PCS selon la réglementation en vigueur ;
  • éducation dans le cadre scolaire conformément à la réglementation existante ;
  • réalisation d'exercices de terrain, évacuations et simulations soumises à évaluation ;
  • pose de repères identifiant les plus hautes eaux connues
  • création d'un site national de sensibilisation consacré à la gestion des risques naturels prévisibles.

La maîtrise de l'urbanisation et l'adaptation du bâti par la réglementation

Il convient de préciser la méthodologie de prise en compte des risques et notamment :

  • la prise en compte de la dynamique de submersion ;
  • les règles de prise en compte des ouvrages de protection sur la qualification de l'aléa ;
  • la définition de l'aléa de référence ;
  • l'impact du changement climatique sur le risque de submersion.

La révision et la mise à jour des PPR ont déjà été évoqués ci dessus. La mise à jour des PPR doit s'accompagner d'une révision des outils de maîtrise de l'urbanisme afin d'intégrer le risque dans la politique urbaine.

La réduction de la vulnérabilité

Il existe des pistes pertinentes de limitation de la vulnérabilité en commençant par l'identification ou la création d'une zone refuge pour les personnes.

La réalisation de dispositifs de protection

La première étape est d'améliorer la connaissance des ouvrages existants et de mettre en place un programme d’entretien et de gestion.
L'intérêt de la réalisation de nouvelles protections ou de rehaussement des ouvrages existants doit en premier lieu s'analyser en lien avec la stratégie de gestion du trait de côte. Elle doit reposer :
– sur l'analyse du fonctionnement d'une zone littorale homogène et de son système de protection, qui comprend également les structures naturelles qui participent à la protection contre la submersion ;
– sur une analyse coût/bénéfice intégrant l'ensemble des enjeux : protection des personnes et des biens, de l'environnement, modification des contraintes hydrauliques liées au changement climatique, prise en compte de l'ensemble des coûts de réalisation, y compris les coûts de maintenance et la pérennité de la maîtrise d'ouvrage.

Serge VILLETTE CETE de l'Ouest

Bibliographie

(Ce travail s’appuie sur la synthèses provisoire du Rex établie en février 2011 par le CETMEF. Les sources utilisées pour la rédaction de ce document sont les suivantes :

  • Retour d'expérience Xynthia réalisé par la DGPR,
  • Rapport interministériel « Tempête Xynthia : retour d'expérience, évaluation et propositions d'action » du 10 juin 2010,
  • Rapport d'information n°2697 de la mission d'information sur les raisons des dégâts provoqués par la tempête Xynthia présenté par M. J.-L. Léonard à l'Assemblée Nationale en juillet 2010
  • Rapport d'information n°647 (2009-2010) fait au nom de la mission commune d'information sur les conséquences de la tempête Xynthia : une culture du risque pour éviter de nouveaux drames, présenté par M. Anziani en juillet 2010,
  • Rapport n° 007336-01 de MM. Pitié et Puech Expertise complémentaire des zones de solidarité délimitées en Vendée suite à la tempête Xynthia survenue dans la nuit du 27 au 28 février 2010, d'octobre 2010
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