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Barrage (HU) : Différence entre versions

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(Barrages et risques d'inondation)
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Ouvrage artificiel construit en travers d'un [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cours_d%27eau cours d'eau], que celui-ci soit permanent ou non, ou d’un [[Talweg (HU)|talweg]], et qui barre plus que le [[Lit mineur (HU)|lit mineur]].  
 
Ouvrage artificiel construit en travers d'un [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cours_d%27eau cours d'eau], que celui-ci soit permanent ou non, ou d’un [[Talweg (HU)|talweg]], et qui barre plus que le [[Lit mineur (HU)|lit mineur]].  
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==Origine, intérêt et problèmes associés==
 
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Depuis l’origine de la civilisation les hommes ont tenté de contrôler les écoulements des rivières par des seuils et des barrages. On recense aujourd’hui en France au moins 75 000 ouvrages barrant les cours d’eau dont plusieurs centaines font plus de 20 mètres de haut. Ces ouvrages ont été construits à différentes époques et pour répondre à des objectifs divers : contrôler les débits (laminage des crues et soutien des [[Etiage (HU)|étiages]]), constituer des réserves en eau, produire de l’énergie, élever des poissons, faciliter la navigation, ou, plus récemment, créer des espaces de loisirs, etc. Cependant près de la moitié des ouvrages répertoriés n’ont aujourd’hui plus aucun usage identifié.
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===Différents objectifs===
  
Les barrages jouent aujourd'hui, de façon évidente, un rôle très important en tant que réserve d'eau pendant les périodes de sécheresse et pour la production d’une hydro-électricité relativement décarbonée.
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Depuis l’origine de la civilisation les hommes ont tenté de contrôler les écoulements des rivières par des seuils et des barrages. On recense aujourd’hui en France au moins 75 000 ouvrages barrant les cours d’eau dont plusieurs centaines font plus de 20 mètres de haut. Ces ouvrages ont été construits à différentes époques et pour répondre à des objectifs divers :
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* le laminage des crues (voir § "Barrages et contrôle de l'aléa inondation") ;
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* la production hydroélectrique ;
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* la création d'une réserve d'eau utilisable soit directement, soit en soutien d'[[Etiage (HU)|étiage]], pour assurer en aval :
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Cependant près de la moitié des ouvrages répertoriés n’ont aujourd’hui plus aucun usage identifié.
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Lorsque les ouvrages sont multifonctionnels, la complexité de leur gestion nécessite alors, après des phases de concertation approfondie et ouverte à toutes les parties prenantes, la négociation, puis l’adoption et la mise en œuvre rigoureuse de règlements d’eau complexes, encadrant la gestion des débits sortants en fonction des niveaux de remplissage, des prévisions de débit entrant et des saisons.
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Les barrages jouent aujourd'hui, de façon évidente, un rôle très important en tant que réserve d'eau pendant les périodes de sécheresse de moyen relativement décarboné de production d'électricité. L’hydroélectricité constitue en effet la première source d’énergie renouvelable et joue un rôle crucial pour stabiliser le réseau électrique. Elle est la seule production qui permet d’ajuster l’offre à la demande en temps réel grâce à sa grande flexibilité et à sa capacité à stocker l’énergie sous forme d’eau dans des réservoirs ou par pompage-turbinage.
  
 
Cependant, les barrages, comme les seuils, perturbent de différentes manières le fonctionnement des rivières : Ils modifient leur [[Régime hydrologique (HU)|régime hydrologique]], perturbent les conditions écologiques à l’amont comme à l’aval de la retenue, diminuent les capacités de [[Biodégradation (HU)|biodégradation]], modifient les processus d’érosion et de [[Transport solide (HU)|transport solide]], stockent les sédiments et les polluants, fragmentent l’habitat des espèces aquatiques et font obstacle aux déplacements des grands migrateurs (''figure 1''). Cet aspect est traité à l'article [[Seuil en rivière (HU)]].
 
Cependant, les barrages, comme les seuils, perturbent de différentes manières le fonctionnement des rivières : Ils modifient leur [[Régime hydrologique (HU)|régime hydrologique]], perturbent les conditions écologiques à l’amont comme à l’aval de la retenue, diminuent les capacités de [[Biodégradation (HU)|biodégradation]], modifient les processus d’érosion et de [[Transport solide (HU)|transport solide]], stockent les sédiments et les polluants, fragmentent l’habitat des espèces aquatiques et font obstacle aux déplacements des grands migrateurs (''figure 1''). Cet aspect est traité à l'article [[Seuil en rivière (HU)]].
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==Barrages et risques d'inondation==
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Beaucoup de barrages ont été construits pour contrôler les crues en stockant momentanément l'eau. Ils ne constituent cependant pas une panacée car une fois leur capacité maximum de stockage atteinte ils deviennent brusquement transparents vis-à-vis de la crue et laisse passer l'intégralité du débit. Les barrages sont donc efficaces pour contrôler les crues moyennes ou fortes mais incapables de contrôler les crues exceptionnelles. Ils peuvent de ce fait donner une fausse impression de sécurité et augmenter la [[Vulnérabilité (HU)|vulnérabilité]] à l'aval (voir [[Analyse coût bénéfice / ACB (HU)]]).
 
Beaucoup de barrages ont été construits pour contrôler les crues en stockant momentanément l'eau. Ils ne constituent cependant pas une panacée car une fois leur capacité maximum de stockage atteinte ils deviennent brusquement transparents vis-à-vis de la crue et laisse passer l'intégralité du débit. Les barrages sont donc efficaces pour contrôler les crues moyennes ou fortes mais incapables de contrôler les crues exceptionnelles. Ils peuvent de ce fait donner une fausse impression de sécurité et augmenter la [[Vulnérabilité (HU)|vulnérabilité]] à l'aval (voir [[Analyse coût bénéfice / ACB (HU)]]).
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L'utilisation des barrages et de leurs retenues pour réduire l'aléa inondation fait l'objet d'un article spécifique : [[Protections pour réduire les aléas d’inondation : les barrages et leurs retenues (HU)]]
  
 
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<u>Pour en savoir plus</u> :  

Version du 9 août 2026 à 14:22

Traduction anglaise : Dam

mot en chantier

Dernière mise à jour : 09/08/2026

Ouvrage artificiel construit en travers d'un cours d'eau, que celui-ci soit permanent ou non, ou d’un talweg, et qui barre plus que le lit mineur.

Nota : Quand l’ouvrage n’obstrue que le lit mineur de la rivière et qu’il ne créé pas de retenue dans la vallée, on parle de seuil.

Sommaire

Origine, intérêt et problèmes associés

Différents objectifs

Depuis l’origine de la civilisation les hommes ont tenté de contrôler les écoulements des rivières par des seuils et des barrages. On recense aujourd’hui en France au moins 75 000 ouvrages barrant les cours d’eau dont plusieurs centaines font plus de 20 mètres de haut. Ces ouvrages ont été construits à différentes époques et pour répondre à des objectifs divers :

  • le laminage des crues (voir § "Barrages et contrôle de l'aléa inondation") ;
  • la production hydroélectrique ;
  • la création d'une réserve d'eau utilisable soit directement, soit en soutien d'étiage, pour assurer en aval :
    • l’alimentation en eau potable,
    • la dilution des rejets urbains ou des rejets d’eau de refroidissement des centrales nucléaires,
    • la garantie de navigation,
    • la qualité des milieux aquatiques,
    • l’irrigation,
    • le renforcement de la biodiversité dans le cours d'eau ou à ses abords,
    • des usages de loisir.

Cependant près de la moitié des ouvrages répertoriés n’ont aujourd’hui plus aucun usage identifié.

Lorsque les ouvrages sont multifonctionnels, la complexité de leur gestion nécessite alors, après des phases de concertation approfondie et ouverte à toutes les parties prenantes, la négociation, puis l’adoption et la mise en œuvre rigoureuse de règlements d’eau complexes, encadrant la gestion des débits sortants en fonction des niveaux de remplissage, des prévisions de débit entrant et des saisons.

Intérêt et problèmes associés

Les barrages jouent aujourd'hui, de façon évidente, un rôle très important en tant que réserve d'eau pendant les périodes de sécheresse de moyen relativement décarboné de production d'électricité. L’hydroélectricité constitue en effet la première source d’énergie renouvelable et joue un rôle crucial pour stabiliser le réseau électrique. Elle est la seule production qui permet d’ajuster l’offre à la demande en temps réel grâce à sa grande flexibilité et à sa capacité à stocker l’énergie sous forme d’eau dans des réservoirs ou par pompage-turbinage.

Cependant, les barrages, comme les seuils, perturbent de différentes manières le fonctionnement des rivières : Ils modifient leur régime hydrologique, perturbent les conditions écologiques à l’amont comme à l’aval de la retenue, diminuent les capacités de biodégradation, modifient les processus d’érosion et de transport solide, stockent les sédiments et les polluants, fragmentent l’habitat des espèces aquatiques et font obstacle aux déplacements des grands migrateurs (figure 1). Cet aspect est traité à l'article Seuil en rivière (HU).


Figure 1 : Les barrages font obstacles au déplacement des sédiments comme à celui des espèces vivantes ; Source : Les barrages sont-ils un bien pour l'environnement (Document GRAIE/Méli Mélo).

Barrages et contrôle de l'aléa inondation

Beaucoup de barrages ont été construits pour contrôler les crues en stockant momentanément l'eau. Ils ne constituent cependant pas une panacée car une fois leur capacité maximum de stockage atteinte ils deviennent brusquement transparents vis-à-vis de la crue et laisse passer l'intégralité du débit. Les barrages sont donc efficaces pour contrôler les crues moyennes ou fortes mais incapables de contrôler les crues exceptionnelles. Ils peuvent de ce fait donner une fausse impression de sécurité et augmenter la vulnérabilité à l'aval (voir Analyse coût bénéfice / ACB (HU)).

De plus, même s'il est généralement maîtrisé, il existe une risque d'inondation rapide en cas de rupture. En France, la réglementation (décret du 12 mai 2015 modifiant le décret du 11 décembre 2007) distingue 3 catégories d'aménagement en fonction de la hauteur de la digue ($ H $ en mètres) et du volume stocké ($ V $ en millions de m3) (voir figure 2) :

  • barrage de classe A : $ H ≥ 20 $ m et $ H^2.V^{0,5} ≥ 1500 $ ;
  • barrage de classe B : ouvrage non A et $ H ≥ 10 $ m et $ H^2.V^{0,5} ≥ 200 $ ;
  • barrage de classe C, qui comprend :
    • a/ ouvrage non A, non B et $ H ≥ 5 $ m et $ H^2.V^{0,5} ≥ 20 $ ;
    • b/ (Cmin) ouvrage non A, non B, non a/ et $ H ≥ 2 $ m et $ H^2.V^{0,5} ≥ 0.05 $ et existence d'une ou de plusieurs habitations à l'aval du barrage à moins de 400 m.


Figure 2 : Classification des barrages ; Source : site du CFBR

L'utilisation des barrages et de leurs retenues pour réduire l'aléa inondation fait l'objet d'un article spécifique : Protections pour réduire les aléas d’inondation : les barrages et leurs retenues (HU)

Pour en savoir plus :

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