Barrage (HU) : Différence entre versions
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De plus, même s'il est généralement maîtrisé, il existe une risque d'inondation rapide en cas de rupture. En France, la réglementation ([https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000030591079 décret du 12 mai 2015] modifiant le [https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000017641418 décret du 11 décembre 2007]) distingue 3 catégories d'aménagement en fonction de la hauteur de la digue (<math>H</math> en mètres) et du volume stocké (<math>V</math> en millions de m<sup>3</sup>) (voir ''figure 2'') : | De plus, même s'il est généralement maîtrisé, il existe une risque d'inondation rapide en cas de rupture. En France, la réglementation ([https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000030591079 décret du 12 mai 2015] modifiant le [https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000017641418 décret du 11 décembre 2007]) distingue 3 catégories d'aménagement en fonction de la hauteur de la digue (<math>H</math> en mètres) et du volume stocké (<math>V</math> en millions de m<sup>3</sup>) (voir ''figure 2'') : | ||
| − | * <u>barrage de classe A</u> : <math>H ≥ 20</math> m et <math>H^2.V^{0,5} ≥ 1500</math> ; | + | * <u>barrage de classe <math>A</math></u> : <math>H ≥ 20</math> m et <math>H^2.V^{0,5} ≥ 1500</math> ; |
| − | * <u>barrage de classe B</u> : ouvrage non A et <math>H ≥ 10</math> m et <math>H^2.V^{0,5} ≥ 200</math> ; | + | * <u>barrage de classe <math>B</math></u> : ouvrage non <math>A</math> et <math>H ≥ 10</math> m et <math>H^2.V^{0,5} ≥ 200</math> ; |
| − | * <u>barrage de classe C</u>, qui comprend : | + | * <u>barrage de classe <math>C</math></u>, qui comprend : |
| − | ** a/ ouvrage non A, non B et <math>H ≥ 5</math> m et <math>H^2.V^{0,5} ≥ 20</math> ; | + | ** a/ ouvrage non <math>A</math>, non <math>B</math> et <math>H ≥ 5</math> m et <math>H^2.V^{0,5} ≥ 20</math> ; |
| − | ** b/ (Cmin) ouvrage non A, non B, non | + | ** b/ (<math>Cmin</math>) ouvrage non <math>A</math>, non <math>B</math>, non <math>A</math>/ et <math>H ≥ 2</math> m et <math>H^2.V^{0,5} ≥ 0.05</math> et existence d'une ou de plusieurs habitations à l'aval du barrage à moins de 400 m. |
| − | [[File:barrage_classification_cfbr.png|600px|thumb|center|<center>''<u>Figure 2</u> : En France, les barrages sont répartis en trois classes (A, B et C) en fonction d'un paramètre <math>K</math> qui associe le risque intrinsèque lié à la hauteur de l'eau du barrage (<math>H</math>) et les conséquences potentielles d'une rupture en fonction de la quantité d'eau stockée et susceptible d'être libérée (<math>V</math>) ; <u>Source</u> : [https://www.barrages-cfbr.eu/Classes-de-barrages.html site du CFBR]''</center>]] | + | [[File:barrage_classification_cfbr.png|600px|thumb|center|<center>''<u>Figure 2</u> : En France, les barrages sont répartis en trois classes (<math>A</math>, <math>B</math> et <math>C</math>) en fonction d'un paramètre <math>K</math> qui associe le risque intrinsèque lié à la hauteur de l'eau du barrage (<math>H</math>) et les conséquences potentielles d'une rupture en fonction de la quantité d'eau stockée et susceptible d'être libérée (<math>V</math>) ; <u>Source</u> : [https://www.barrages-cfbr.eu/Classes-de-barrages.html site du CFBR]''</center>]] |
L'utilisation des barrages et de leurs retenues pour réduire l'aléa inondation fait l'objet d'un article spécifique : [[Protections pour réduire les aléas d’inondation : les barrages et leurs retenues (HU)]] | L'utilisation des barrages et de leurs retenues pour réduire l'aléa inondation fait l'objet d'un article spécifique : [[Protections pour réduire les aléas d’inondation : les barrages et leurs retenues (HU)]] | ||
Version du 9 août 2026 à 14:41
Traduction anglaise : Dam
mot en chantier
Dernière mise à jour : 09/08/2026
Le plus souvent, en hydrologie, ce terme désigne un ouvrage artificiel construit en travers d'un cours d'eau, que celui-ci soit permanent ou non, ou d’un talweg, et qui barre plus que le lit mineur.
Nota1 : Quand l’ouvrage n’obstrue que le lit mineur de la rivière et qu’il ne créé pas de retenue dans la vallée, on parle de seuil.
Nota2 : Tous les barrages ne créent pas de retenue permanente ; en particulier les barrages à pertuis ouvert (ou à pertuis vanné) laissent passer la totalité du débit (et des sédiments) par un orifice en partie basse et ne limitent le débit par un stockage provisoire que pour les crues les plus importantes.
Nota3 : Le terme "barrage" est également utilisé en hydrologie dans des contextes différents ; voir en particulier Barrage flottant (HU), Barrage gonflable (HU), Barrage à poutrelles (HU).
Sommaire |
Origine, intérêt et problèmes associés
Différents objectifs
Depuis l’origine de la civilisation les hommes ont tenté de contrôler les écoulements des rivières par des seuils et des barrages. On recense aujourd’hui en France au moins 75 000 ouvrages barrant les cours d’eau dont plusieurs centaines font plus de 20 mètres de haut. Ces ouvrages ont été construits à différentes époques et pour répondre à des objectifs divers :
- le laminage des crues (voir § "Barrages et contrôle de l'aléa inondation") ;
- la production hydroélectrique ;
- la création d'une réserve d'eau utilisable soit directement, soit en soutien d'étiage, pour assurer en aval :
- l’alimentation en eau potable,
- la dilution des rejets urbains ou des rejets d’eau de refroidissement des centrales nucléaires,
- la garantie de navigation,
- la qualité des milieux aquatiques,
- l’irrigation,
- le renforcement de la biodiversité dans le cours d'eau ou à ses abords,
- des usages de loisir.
Cependant près de la moitié des ouvrages répertoriés n’ont aujourd’hui plus aucun usage identifié.
Lorsque les ouvrages sont multifonctionnels, la complexité de leur gestion nécessite alors, après des phases de concertation approfondie et ouverte à toutes les parties prenantes, la négociation, puis l’adoption et la mise en œuvre rigoureuse de règlements d’eau complexes, encadrant la gestion des débits sortants en fonction des niveaux de remplissage, des prévisions de débit entrant et des saisons.
Intérêt et problèmes associés
Les barrages jouent aujourd'hui, de façon évidente, un rôle très important en tant que réserve d'eau pendant les périodes de sécheresse de moyen relativement décarboné de production d'électricité. L’hydroélectricité constitue en effet la première source d’énergie renouvelable et joue un rôle crucial pour stabiliser le réseau électrique. Elle est la seule production qui permet d’ajuster l’offre à la demande en temps réel grâce à sa grande flexibilité et à sa capacité à stocker l’énergie sous forme d’eau dans des réservoirs ou par pompage-turbinage.
Cependant, les barrages, comme les seuils, perturbent de différentes manières le fonctionnement des rivières : Ils modifient leur régime hydrologique, perturbent les conditions écologiques à l’amont comme à l’aval de la retenue, diminuent les capacités de biodégradation, modifient les processus d’érosion et de transport solide, stockent les sédiments et les polluants, fragmentent l’habitat des espèces aquatiques et font obstacle aux déplacements des grands migrateurs (figure 1). Cet aspect est traité à l'article Seuil en rivière (HU).
Barrages et contrôle de l'aléa inondation
Beaucoup de barrages ont été construits pour contrôler les crues en stockant momentanément l'eau. Ils ne constituent cependant pas une panacée car une fois leur capacité maximum de stockage atteinte ils deviennent brusquement transparents vis-à-vis de la crue et laisse passer l'intégralité du débit. Les barrages sont donc efficaces pour contrôler les crues moyennes ou fortes mais incapables de contrôler les crues exceptionnelles. Ils peuvent de ce fait donner une fausse impression de sécurité et augmenter la vulnérabilité à l'aval (voir Analyse coût bénéfice / ACB (HU)).
De plus, même s'il est généralement maîtrisé, il existe une risque d'inondation rapide en cas de rupture. En France, la réglementation (décret du 12 mai 2015 modifiant le décret du 11 décembre 2007) distingue 3 catégories d'aménagement en fonction de la hauteur de la digue ($ H $ en mètres) et du volume stocké ($ V $ en millions de m3) (voir figure 2) :
- barrage de classe $ A $ : $ H ≥ 20 $ m et $ H^2.V^{0,5} ≥ 1500 $ ;
- barrage de classe $ B $ : ouvrage non $ A $ et $ H ≥ 10 $ m et $ H^2.V^{0,5} ≥ 200 $ ;
- barrage de classe $ C $, qui comprend :
- a/ ouvrage non $ A $, non $ B $ et $ H ≥ 5 $ m et $ H^2.V^{0,5} ≥ 20 $ ;
- b/ ($ Cmin $) ouvrage non $ A $, non $ B $, non $ A $/ et $ H ≥ 2 $ m et $ H^2.V^{0,5} ≥ 0.05 $ et existence d'une ou de plusieurs habitations à l'aval du barrage à moins de 400 m.
L'utilisation des barrages et de leurs retenues pour réduire l'aléa inondation fait l'objet d'un article spécifique : Protections pour réduire les aléas d’inondation : les barrages et leurs retenues (HU)
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